Il me revient quelques moments de nostalgie, des souvenirs désormais lointains me hantent. Le temps nous montre à quel point on s'attache à certaines personnes. Ces moments où on discutait longuement sont si loins. Je parle de tous ces moments lorsque tu commençais à me sauter sur le dos pour me signaler que tu m'attendais et que tu terminais les conversations par: "je t'adore", lorsque tu me disais que ta mère savait que tu discutais avec moi sur msn parce que tu rigolais, automatiquement il ne pouvait y avoir que moi derrière ton écran.
Cette époque où tu comptais m'inviter rien que pour voir ton clown préféré.
Cette époque où on se parlait chaque soir après les cours, comme si nous ne nous étions pas assez vu de la journée.
Cette époque où tu aimais me parler de tes petits soucis et où nous cherchions à y remédier.
Cette époque où nous nous taquinions.
Cette époque où tu aimais bien me donner des petites claques en guise d'amitié.
Durant cette époque, je semblait être ton confident, celui qui était à l'écoute de toi que tu aies des problèmes ou non. Je voulais que tu sois heureuse, j'étais content que tu sois en couple avec mon collègue, même si au bout d'un certain temps il y avait des hauts et des bas comme dans chaque couple je crois et tu semblais être contente que je sois là pour te remonter le moral quand ça allait moins bien et où tu m'avouais que tu avais besoin de moi. Nous nous soutenions mutuellement.
Je me souviens d'un 11 juin au soir, où tu pleurais à cause de moi et ta soeur pleurait également de te voir dans cet état car tu savais que nous ne nous reverrions plus, j'en avais mal au coeur, je te manquais apparemment et nous savions que je n'aurai pas le temps de te revoir.
A l'époque, je ne pensais pas qu'une personne tiendrai autant à moi que ça. Je t'avais fait la promesse que je ne t'abandonnerai pas, mais hélas je dois le faire petit à petit car je dérange de plus en plus, c'est du moins ce que je ressent.
Je ne regrette pas ce que j'ai fait jusqu'à présent si ce n'est que j'aurai préféré que notre amitié dure mais à ce jour cela me semble impossible.
J'ai le cafard mais tampis, je dois faire avec même si je ne veux pas tourner cette page qu'on a écrit ensemble.
J'ai du mal à retenir cette page trop lourde qui s'écrase sur moi.
J'ai du mal à essayé de me dire que c'est terminé et que le passé n'est plus.
J'ai du mal à me dire que si vraiment tu insistais à vouloir effacer cette mauvaise période qui se joue en ce moment et que nous essayerions de faire comme si rien ne s'était passé, les choses ne seraient plus comme avant.
Ce qui est passé est désormais perdu, ça ne se rattrapera jamais malheureusement.
J'ai passé tant de bons moments que je m'y suis attaché et je n'arrive toujours pas à réaliser ce qui m'arive.
Je ne comprend pas pourquoi j'en suis arrivé là, à devoir écrire des mémoires en signe de nostalgie dans le but de ne pas oublier le passé qui m'est encore si cher aujourd'hui.
Qu'ai-je fais ou alors que n'ai-je pas fait? Je me le demande bien. Pourtant j'ai si mal!
Cette souffrance s'alimente de tout ce que j'ai pu perdre ces derniers mois.
Je me souviens également de l'époque où je te bipais à des heures pas possibles, juste pour t'embêter un peu.
Quand ça n'allait pas nous disions nos problèmes sans que ça ne dérange l'autre; je n'ose plus le faire désormais.
Lorsque je relis certaines conversations, je remarque que tu as souvent eu des problèmes avec certaines personnes parce que tu ne viens pas prendre de nouvelles, comme si tu abandonnais les tiens.
J'ai compris que chez toi, les amis ne sont qu'éphémères tels des papillons. Même ceux qui semblent être les meilleurs pour toi. C'est une roue qui tourne continuellement sur le rythme des saisons au cours d'une année. Tu as grandi et évolué, certains de tes amis comme moi ne sont sûrement plus à la hauteur de ce que tu espères.
Tu te plaignais que mon comportement avec toi avait changé, que je ne me sentais plus libre, que j'avais peur de quelque chose parce qu'on ne riait plus comme avant, que je ne m'amusais pas assez.
J'aurai préféré que l'on se remette en question chacun de notre côté. Je pense avoir été là quand tu n'allais pas bien, je pense qu'en revanche si je n'allais pas bien, l'inverse ne se produirai pas.
Je n'ai jamais espéré pouvoir et encore moins devoir t'oublier, mais tu le fais si bien; même si parfois tu fais semblant de prendre de mes nouvelles mais tu t'en fiches royalement, en réponse, je dois donc faire le nécessaire de mon côté pour pouvoir t'oublier même si cela reste compliqué.
J'ai tort de me dévoiler autant avec certains amis; cette histoire me montre à quel point on peut être pris pour un con, manipulé n'est pas le bon mot, mais la définition en est proche.
Tout ça me fait mal mais si je souffre c'est que je le mérite sûrement, je ne voulais pas que cela finisse ainsi. Heureusement j'ai quelques amis qui sont là pour moi, malgré la distance qui me sépare d'eux.
Je ne veux pas perdre ceux que je considère comme "les miens".
Ce que je te dis là ce n'est que du "bourrage de crâne" pour toi car je t'en ai déjà parlé plusieurs fois mais cela ne semble pas te faire d'effet, j'ai même presque l'impression de perdre mon temps à m'expliquer mais au fond de moi, ça me fait du bien et ça me débarasse.
J'en attend peut-être trop de ta part, je suis sans doute trop exigeant à ton égard craignant d'être oublié.
Si je suis aussi déçu de ton comportement c'est surtout parce que je ne semble pas être la seule victime de ce petit jeu et c'est cela qui me fait le plus mal mais peut être que ces personnes se manifesteront si elle voient cet article..
J'espère évidemment ne rien oublier...
Tu me manques terriblement, j'ai le blues de toi je crois.
Au revoir.